Lettre N° 015 : Le Pardon Un Médic

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Lettre N° 015 :  Le Pardon Un Médicament Qui Vous Restaure

Il est difficile de se mettre à la place de tout le monde et de pouvoir s’imaginer quel type de blessure chacun a eu de par le passé. Inutile, il y en a de toute sorte : des blessures bénignes jusqu’à celles qui « anéantissent ».

Je ne sais pas à quel niveau vous en êtes, mais aussi dure que cela puisse être le pardon semble être la meilleure arme ! 

Je peux comprendre toute la douleur que vous avez ou que vous avez eue, même si je ne peux pas me mettre exactement à votre place. Peu importe, pour sûr, vous ne pouvez pas retourner dans le passé et faire changer même un iota. Le seul moyen que vous avez c’est d’agir au présent. Vous pouvez imaginer toutes les sortes de solutions aussi  valables et légitimes les unes que les autres, mais dans bien des cas  rien ne vaudra le pardon. Cela est bien connu de nos saintes écritures. Al-Baqara - 2.263. « Une parole agréable et un pardon valent mieux qu'une aumône suivie d'un tort ».

Je peux comprendre  combien, il est  parfois difficile  de pardonner mais je ne doute pas un seul instant combien il est immensément important de pardonner.
Le pardon étant selon le Petit ROBERT, le fait de tenir une offense pour non avenue (pas arrivée, inexistante), le fait de  renoncer à ‘’ tirer vengeance de..." ; cette  démarche volontaire que nous devons faire aussi bien pour pardonner aux autres que pour demander le pardon à ceux que nous avons offensés.

C’est dire que le pardon est une grâce. L'offenseur n'a pas à le "mériter" comme nous ne méritons pas le pardon de Dieu. La repentance de l'offenseur n'est pas un prix qu'il doit payer pour que nous lui pardonnions. Il s’agit de  rendre le pardon disponible pour l'offenseur. Vous comprenez que cette démarche est totalement personnelle et intérieure.  "C'est moi, moi qui efface les transgressions pour l'amour de moi. Et je ne me souviendrai plus de tes péchés"  (Esaïe 43:25)  

Pardonner ne signifie pas oublier, mais le pardon véritable permet de se libérer de la charge émotionnelle négative liée à des évènements sensibles ou traumatisants.

 

Cette acte de se dire, je comprends tout ce qui s’est passé et je comprends toute la peine que cela peut faire à l’humain que je suis. Mais moi je suis appelé à grandir. Je comprends mais j’efface  sur mon cœur et dans tous les recoins de mon cœur et de mon être intérieur ce mal pour renaître plus fort, plus divin.

Je reconnais "Le danger du pardon à trop bon marché  qui peut encourager le méchant à ne pas se repentir et les saintes écritures  le savent aussi: "Si l'on fait grâce au méchant, il n'apprend pas la justice, il se livre au mal dans le pays de la droiture, et il n'a pas égard à la majesté de l'Eternel" Esaïe 26:10

C’est pourquoi il me semble qu’une certaine démarche pédagogique soit nécessaire : pardon d’abord, d’accord, mais la réconciliation n’es pas nécessaire tant que l’offenseur ne se repenti pas.

Au finish, vous comprenez que même s’il n’est pas indispensable de se réconcilier avec l’offenseur, il est de votre intérêt de pardonner. Il ne vous est aucunement profitable  de garder la colère le ressentiment, aussi légitimes soient –ils, habiter permanemment en vous, tisser leur toile d'amertume, de haine, de désir de vengeance, qui à coût sur vous consumeront à petit feu.

Vous devez pardonner  parce que :

  • le refus de pardonner nous livre aux tourments
  • le refus de pardonner vous infeste et infeste ceux qui nous entourent.
  • le pardon est nécessaire à la réconciliation et avec vous-même mais aussi avec votre prochain
  • le pardon est le ciment de la vie en société
  • le pardon est d’abord pour vous et  c’est seulement après qu’il est pour les autres

A présent, vous pouvez penser à toutes ses situations affligeantes qui vous sont arrivées (et que vous ruminer encore) et entamer une à une le processus de pardon. Le pardon étant,  une fois de plus, cette disposition intérieure (il ne suffit pas de dire à un tel, je t’ai pardonné et il sera fait ainsi) qui consiste à effacer, à tenir l’offense pour non avenue. Ce n’est pas facile je le sais, mais cela vous humanise d’avantage et vous rapproche de votre vraie nature Divine.  Le pardon doit être une démarche quotidienne. A la fin de chaque journée vous devez vous poser la question de savoir

  1. A qui dois-je demander pardon aujourd’hui ?
  2. Qui dois-je pardonner aujourd’hui ?

Telle est la démarche qui vous restaure et vous conduit à l’expression de votre nature divine

 

Au plus profond du Cœur et avec gratitude,

Vôtre, Coach, Dibi Alfred MILLOGO

Si à partir de maintenant vous pouvez commencer à être la meilleure version de vous-même,

je serai le plus heureux et, ho, combien reconnaissant de mon  Dieu !